Si votre repas de nouvel an se termine un peu après minuit, la TVA sera de 12% et non pas de 21%, explique le ministre fédéral des Finances, Didier Reynders. Une mesure qui plaît et qui déplaît aux resteurateurs: ils se plaignent de ne pas être en mesure de régler les facturations à minuit le soir de la Saint-Sylvestre ! En effet, l’affluence ne leur permettrait pas de telles manipulations au niveau des factures, paiements, etc.


"Surréaliste !"

Les restaurateurs grognent : adapter les prix le soir du nouvel an est irréalisable, selon eux. "Que le ministre vienne tenir le restaurant, et à ce moment-là, il se rendra un peu compte du surréalisme de la chose, lance le restaurateur Georges Neefs. On aura d’un côté les repas avant minuit à 21%, de l’autre les repas après minuit à 12%. Ca ne tient pas la route et c’est infaisable", se plaint-il.

 

12% en échange de 6.000 emplois créés


L’objectif de cette mesure est d’aider le secteur Horeca qui s’engage, de son côté, à créer 6.000 emplois. "Pour certains, 12%, cela paraît peu, mais c’est beaucoup dans une situation de crise", explique Yvan Roque, président de la fédération Horeca Bruxelles. Si les chiffres sont atteints, le ministre promet une nouvelle baisse : à 6%. Mais le restaurateur Georges Neefs, à nouveau, se dit très sceptique : les candidats sont trop rares et ne veulent travailler qu’au noir, dit-il. "Il arrive des mois où je n’ai même pas une seule réponse aux annonces que je publie", explique-t-il.