Il semble que l'opérateur SNCB clôturera 2009 sur un déficit. L'activité cargo devrait terminer l'année avec une perte de 90 à 100 millions d'euros, tandis que le trafic national de voyageurs devrait lui afficher une perte d'environ 100 millions d'euros. Des pertes importantes, mais pas encore autant que ce que va coûter la restructuration de B-Cargo ! Etalez ça sur 3 ans, prenez en compte l'endettement actuel du groupe et vous obtenez ce chiffre de plus de 2,2 milliards d'euros de dettes en 2012 !

 

Restructurer l'activité cargo sera un investissement

C'est la Holding SNCB qui a pris la décision d'augmenter son endettement. Selon La Libre Belgique, la restructuration de l'entité devrait exiger une enveloppe d'environ 150 millions d'euros qui sera apportée essentiellement par la Holding. Voilà pourquoi la Holding SNCB précise qu'elle n'a pas d'autre choix que d'augmenter son endettement. Elle avait pourtant prévu de le stabiliser à un milliard d'euros, et non 2,2.

La Libre précise que le dossier de filialisation de B-Cargo, la division fret du groupe, a d'ores et déjà été envoyé à l'Europe. Le poste de CEO de la future filiale devrait, en outre, revenir à Geert Pauwels, ancien administrateur-délégué d'Inter Ferry Boat (IFB) et actuel coordinateur du dossier B-Cargo, précise encore le quotidien.

 

Effet colatéral du chômage : le nombre de passagers baisse aussi

Sans compter que pour la première fois depuis plus d'une décennie, il n'y a plus de croissance du nombre de voyageurs belges sur le réseau ferroviaire national. Il y a un an, c'est le trafic fret qui s'était écroulé, six mois plus tard, le trafic ferroviaire international était entré dans une spirale négative et maintenant il n'y a plus de croissance du trafic intérieur des voyageurs, rapporte de son côté De Tijd.

"Lors du dernier trimestre, nous avons en effet observé un status-quo", a déclaré Marc Descheemaecker, administrateur-délégué de la SNCB. Pour cette raison, l'objectif du contrat de gestion entre les autorités et la SNCB d'atteindre une croissance de 25% de 2006 à 2012, est probablement menacé. "Après l'été, nous avons constaté un ralentissement de la vente des abonnements", affirme l'administrateur-délégué. D'après ce dernier, ce ralentissement est dû à la croissance du chômage qui touche aussi désormais davantage d'employés. Depuis 2003, le trafic intérieur a connu une croissance entre 4 et 6%. Au cours du premier semestre de 2009, il a progressé de 2,6%. Sur l'année complète, la croissance devrait se situer entre 1,5 et 2%.