Huit jours après l’annonce du plan de restructuration, direction et syndicats se rencontrent à Bruxelles lors d’un conseil d’entreprise. D'après les premiers témoignages livrés par les syndicalistes, le cotnenu de cette réunion serait décevant: "On est assez déçus de la réunion", a confié Manu Gonzalez, délégué CNE, lors d'une brève interruption de la réunion, peu avant 12h00. "Ce n'est pas ce que les travailleurs attendaient. On n'a pas parlé de l'avenir", a-t-il déploré. Par ailleurs, on estime à 40 millions d'euros la perte encaissée suite aux grève du personnel.
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70 questions précises n'ont toujours pas été posées
Le plan de restructuration Carrefour provoque la perte de 1672 d’emplois et la fermeture d’une vingtaine de magasins. Dès lors, les syndicats ont une liste de 70 questions à poser à la direction qui portent sur les chiffres qui nous ont été donnés, qui portent sur la stratégie commerciale, sur la masse salariale, etc. Cependant, elles n'ont toujours pas été posées. "Pour le moment, la direction a juste fait la présentation d'une partie de plan commercial (de relance du groupe). Il n'y a pas grand chose à dire. On essaie de préserver la sérénité dans le conseil d'entreprise, ce qui n'est pas évident", a expliqué de son côté Myriam Delmée, vice-présidente du Setca, en charge du secteur de la distribution.
Où en sont les négociations avec le groupe Mestdagh?
Mis à part les vingt-et-un magasins qui seront fermés, vingt autres doivent être cédés à Mestdagh. Le patron de Carrefour a une réponse courte à apporter à ce niveau-là. "Il y a bien des contacts. Mestagh a exprimé son intérêt pour la reprise de certains magasins. Ce qu’il nous faut, c’est après la phase d’information, une négociation avec les parties concernées : nous, Mestdagh et les partenaires sociaux", explique Lars Vervoort, porte parole de la direction.
Carrefour peut rester en Belgique, mais pas à n'importe quel prix
L’avenir de Carrefour en Belgique sera donc sur la table. La direction veut visiblement rester mais pas à n’importe quel prix. "Il n’y a rien qu’on peut exclure. On a la volonté de rester en Belgique mais il est bien clair que les choses doivent changer", dit encore Lars Vervoot. Les syndicats, eux, craignent que les magasins Carrefour ne deviennent tous des franchises: les travailleurs y seraient alors moins bien payés et les produits, de moins bonne qualité, explique-t-on sur Bel RTL.










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