Les employés de chez Carrefour ont du mal à encaisser la nouvelle: la direction a annoncé que les 21 directeurs concernés par la fermeture de leur magasin seront recasés. S'ils ne souhaitent pas leur licenciement, ils trouvent cependant cela injuste. Par ailleurs, il y a eu peu d’avancées hier lors du 1er conseil d’entreprise (syndicats/direction) de Carrefour depuis l’annonce du plan de restructuration. Après 7 heures de réunion, seules 10 des 70 questions posées par les syndicats avaient pu être abordées. La réunion a commencé par une présentation du plan commercial de la direction de Carrefour, avant de passer aux questions.

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Les points qui fâchent le plus : les directeurs sauvés

Irène Pêtre, déléguée sociale CNE est claire : personne ne veut de licenciement, mais sauver les nouveaux directeurs à défaut d’employés fidèles au poste depuis plus de trente ans, c’est imbuvable : « Dans les magasins qu’on ferme, les directeurs sont sauvés, dit-elle. Cela est inconcevable pour des gens qui sont là parfois depuis 30 ans, pour des nouveaux directeurs. C’est diviser pour régner », explique-t-elle.

 

10 questions sur 70: trop peu pour les syndicats

Parmi les questions abordées, la direction a tenté d’éclaircir notamment les critères qui ont été retenus pour programmer la fermeture des 21 magasins. La direction doit encore transmettre ses réponses à différentes questions par écrit aux syndicats dans les prochaines heures.