Il y a de plus en plus d’exclus du chômage. En 2009, l’Onem (office national de l’emploi) a définitivement rayé 6.530 personnes en les privant d’allocations de chômage. Un chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes. En un an, cela représente en effet une hausse de 44%. C'est ce qui ressort des chiffres divulgués mardi matin par l'Onem à la Chambre.

Depuis que le plan d’activation a été lancé en 2004, les statistiques sont, chaque année, en nette augmentation. 4.523 en 2008, 2.562 en 2007, 966 en 2006 et 77 en 2005. Cette hausse s'explique notamment par le fait que ce plan se fait graduellement. Au départ, il concernait les chômeurs de moins de 30 ans. Ensuite, il a été étendu aux demandeurs d’emploi plus âgés. Des catégories ont ainsi été rajoutées au fur et à mesure. Ce qui donne ces chiffres en constante augmentation.

C'est en Wallonie que le nombre d'exclusions est le plus élevé. En 2009, il y en a eu 4.243 contre 1.470 en Flandre et 817 à Bruxelles.

 

Chômeurs suspendus: +22%

A côté de ces exclus, il y a également des chômeurs qui sont sanctionnés parce qu’ils ne font pas les démarches nécessaires ou ne répondent pas aux convocations de l’Onem. L’année dernière, le nombre des chômeurs suspendus pour quatre mois a grimpé de 22 %.

Les syndicats dénoncent ces hausses et parlent de "machine à exclure". Du côté politique, les différents partis ont un avis différent sur le sujet. Pour le PS, il faut changer ces contrôles qui n’ont aucun sens. Ecolo et cdH veulent assouplir les règles. Quant au MR, il prône pour un meilleur accompagnement des chômeurs.