Le mot "austérité" avait soigneusement été évité pendant la campagne électorale. Mais désormais, il nous revient tel un bommerang. C'est bien la réalité qui nous attend et nous devrons payer de nouvelles taxes, c'est une certitude. La dette publique a encore largement augmenté et atteint des plafonds. Les dépenses sociales sont en hausse, les recettes fiscales en baisse, et l'intervention de l'Etat en faveur des banques a fini de trouer un budget en totale perte de vitesse.
Le prochain gouvernement doit prendre des mesures concrètes
La dette publique s'élève désormais à 322 milliards d'euros, soit 6% du PIB. Vu les chiffres, le gouverneur de la banque nationale a été clair lors de sa rencontre avec l'informateur, Bart De Wever. Il faudra de nouvelles taxes. Le ministre des Finances a tenu un discours identique. "On peut croire aux 3% ou même moins de 3% de déficit en 2012, à l'équilibre en 2015, mais seulement si le prochain gouvernement annonce des mesures concrètes pour y arriver", a confié Didier Reynders.
Une équation logique
Augmentation des recettes, diminution des dépenses. Tel est la seule solution pour sortir de ce mauvais pas. Maintenant, il reste à savoir si le futur gouvernement voudra plus jouer sur l'augmentation des recettes, ou sur la diminution des dépenses. En ce qui concerne les nouvelles recettes, elles riment bien entendu avec de nouvelles taxes. Et là, c'est le futur gouvernement qui tranchera.












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