Le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs (Crioc) a critiqué mercredi le prétexte de la rentrée scolaire utilisé selon lui par Dexia pour pousser les consommateurs à ouvrir un crédit "budgetline". La banque belge estime pour sa part offrir à son client ce dont il a besoin.
"Le début de l'année scolaire rime souvent avec frénésie d'achats", peut-on lire sur le site internet de Dexia. Le crédit est offert au consommateur à partir de 1.250 euros. Or, le Crioc a calculé, lors de sa dernière étude, qu'une rentrée scolaire coûtait en moyenne 773 euros. Le Centre estime qu'un crédit doit être personnalisé et qu'un délai de remboursement doit être fixé. L'ouverture de crédit est toutefois illimitée dans le temps. "Ce prêt est accordé trop facilement et présente un risque accru de surendettement pour les ménages", regrette Alexis Moerenhout, conseiller au Crioc. Le TAEG (taux annuel effectif global) de 13 pc est également plus élevé que la moyenne (contre 4,50 pc pour une voiture). "Ce crédit pousse à dépenser plus qu'il ne faut", explique Alexis Moerenhout tout en rappelant que le coût d'une rentrée peut être revu à la baisse en dépensant le nécessaire et non le superflu. Du côté de Dexia, on souligne que le service "budgetline" existe depuis des années. "Nous remarquons que nos clients ont des besoins de financement ponctuels", précise la porte-parole. "Nous acceptons le prêt en fonction du profil du client. On ne vend pas n'importe quoi à n'importe qui", conclut-elle.












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