A la suite de l'appel à la grève de 24 heures lancé par le SETCa Charleroi, bon nombre de secteurs voyaient leur fonctionnement perturbé ou à l'arrêt ce lundi à Charleroi, a indiqué le secrétaire général de la centrale, Rudy Pirquet. Un mouvement soutenu, dans certains cas, par la CNE. Et qui se propage, en partie, à Mons.

 

Les ouvriers travaillent

Au niveau de l'industrie lourde et de la sidérurgie, l'entreprise Industeel se trouve complètement à l'arrêt lundi matin, l'ensemble du personnel suivant le mouvement de grève. Chez Carinox, des piquets filtrants et informatifs ont été mis en place. "Seuls les employés et les cadres font grève, mais les ouvriers travaillent. La production n'est donc pas à l'arrêt. Seuls les services administratifs sont perturbés. Nous n'empêchons pas les ouvriers de rentrer dans l'entreprise", explique Rudy Pirquet. La situation est la même dans les entreprises Sonaca et Caterpillar, où la production n'est pas à l'arrêt. En ce qui concerne le commerce, "tous les magasins de distribution comme Champion, Carrefour, Lidl, Makro,... sont fermés", poursuit le syndicaliste.

 

Un accord interprofessionnel "imbuvable"

Dans le secteur non-marchand, deux grosses institutions de Charleroi sont fermées. Il s'agit du centre de garde pour enfants Centre coordonné de l'Enfance et du centre de formation Funoc. Les institutions de soins et les hôpitaux ne sont pas fermés, mais les délégations syndicales y organisent des séances d'information, tout comme dans l'enseignement libre, a indiqué M. Pirquet, qui estime qu'il n'est "pas question d'harmoniser les statuts d'ouvriers et employés". Le SETCa Charleroi a appelé ses affiliés à la grève en réponse au projet d'accord interprofessionnel, qu'il estime "imbuvable" et "anti-solidaire".