Les coûts de production des entreprises belges de textiles et de meubles ne cessent d'augmenter. La main d'oeuvre en cause ? Non, les matières premières. Les prix ont grimpé de manière impressionnante cette dernière année. "La hausse la plus spectaculaire est celle du prix du coton, qui entre décembre 2009 et décembre 2010 a augmenté de pas moins de 140 %. Durant les 2 premiers mois de 2011, 25 % s’y sont encore ajoutés ! Mais d’autres fibres textiles également ont vu leurs prix augmenter de dizaines de pourcents : le prix de la soie a doublé l’an dernier, pour la laine néozélandaise et britannique, les qualités de laine par excellence pour la fabrication de tapis, la hausse s’élevait à 70 % et durant les 2 premiers mois de 2011, elle a subi une nouvelle hausse de 25 %. L’an dernier, le prix du lin a augmenté de 60 % et les prix des fibres synthétiques de près de 35 %. En raison de l’explosion du prix du coton, les fibres de polyester étaient à nouveau 15 % plus chères ces 2 derniers mois. De même, les substances pétrochimiques de base, comme le caprolactame pour la fabrication du nylon ont fortement augmenté en valeur dans le sillage du prix du pétrole brut", indique un communiqué de Fedustria, la fédération belge des fabricants belges du textile, du bois et de l'ameublement.


"Il n’y a pas que les prix des matières premières textiles qui s’envolent, mais les prix du bois ont également augmenté de 10 à 40 % sur une période d’un an, en fonction des essences ou des sous-produits spécifiques. Les produits chimiques pour le secteur du bois, comme les colles ou la mélamine, semblent également en proie à une hausse incontrôlable des prix" ajouter Fedustria.