Le personnel du siège bruxellois du groupe Levi Strauss a accepté mardi à une large majorité (80%) le plan social négocié par les syndicats et la direction, a indiqué Xavier Muls, secrétaire permanent CGSLB. Au total, entre 100 et 200 personnes devraient être concernées par ce plan de départ qui court jusqu'au 31 décembre 2012.
Le groupe Levi Strauss procède actuellement à une réorganisation stratégique sur ses trois sites géographiques (Etats-Unis, Asie et Europe). "Des propositions de délocalisation seront probablement formulées aux travailleurs, mais peu d'entre eux seront intéressés à évoluer sur des sites américains", prédit le syndicaliste. Concrètement, pour chaque service dans lequel des licenciements seront annoncés, les travailleurs auront trente jours pour se manifester auprès de la direction en vue de trouver une solution. Trois pistes ont été envisagées: la prépension, le départ volontaire ou le licenciement forcé. Ceux qui demanderont la prépension percevront 75% de la différence entre le salaire net de référence et les allocations de chômage. En cas de départ volontaire immédiat, le travailleur touchera une indemnité de trois mois par tranche d'ancienneté. S'il preste encore entre 3 mois et un an, il touchera les mêmes indemnités que pour un licenciement forcé. Enfin, pour ce dernier cas de figure, la grille Claeys sera appliquée ainsi qu'une prime de départ allant d'un mois et demi à 6 mois. Le représentant CGSLB était satisfait d'avoir pu trouver d'autres solutions que la seule option des licenciements. Il déplorait cependant la faible vision globale du groupe pour ses activités en Belgique. "Nous dépendons encore trop de l'unique volonté des Etats-Unis", commente M. Muls. Impossible donc de déterminer à l'heure actuelle le nombre exact de personnes concernées par ce plan social. "Nous estimons cependant qu'entre 100 et 200 postes de travail vont disparaître d'ici fin 2012 dans la capitale", commente Xavier Muls. Le siège bruxellois, qui avait connu une restructuration en 2003, compte 420 collaborateurs. En 1998, trois usines Levi Strauss avaient fermé dans notre pays au profit d'usines turques. (CLA)