Les gouvernements belge et français ont apporté leur garantie d'Etat à la création d'une "Bad Bank", ou "mauvaise banque", sorte de structure de défaisance pour isoler ses actifs néfastes. Ce dispositif avait déjà été utilisé aux Etats-Unis dans les années 30 ou en Suède dans les années 90 pour soutenir le secteur bancaire.
Portefeuille à risque de 95 milliards d'euros
La stratégie adoptée par Dexia consiste à transférer les actifs toxiques vers une nouvelle entité. Un portefeuille à risque de 95 milliards d’euros pourrait être stocké dans cette "Bad Bank" : "L’intérêt, c’est d’isoler les activités à problèmes des activités qui sont rentables de façon à éviter que l’ensemble de la banque ne se retrouve confrontée à des problèmes de solvabilité et qu’elle puisse continuer à fonctionner, ce qui est important au niveau économique puisqu’il s’agit de continuer à accorder des crédits," a expliqué Oscar Bernal, professeur de Finances à l’Université de Namur, au micro de Christophe Clément pour RTL-TVI.
Des actifs toxiques qui pourraient rapporter de l'argent
Certains de ces actifs toxiques pourraient même rapporter de l’argent à plus long terme : "On a déjà vu par le passé que des actifs toxiques à un moment s’avèrent rentables par la suite mais sur une période relativement longue. Le retour à la rentabilité de ces actifs toxiques peut prendre du temps", explique encore M. Bernal. Dans le cas de Fortis, par exemple, la bad banque mise en place a engrangé des bénéfices deux années de suite.












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