Le SNI parle de "résultats dramatiques", surtout au regard d'un automne doux et propice aux terrasses. "Par temps normal, le chiffre (de cessations d'activités) aurait été sans doute plus élevé" selon le SNI. Ce dernier ne réclame pas la suppression de l'interdiction de fumer à laquelle il semble lier principalement cette baisse, mais demande au gouvernement des mesures de compensation. "A court terme, nous voulons un report automatique, pendant un an, du paiement des contributions sociales, du précompte professionnel et de la contribution à l'ONSS. A long terme, nous voulons un abaissement de la TVA à 6% sur la nourriture et les boissons", affirme le SNI.


Autant de revendications qui risquent de rester lettre morte alors que le gouvernement Di Rupo s'est engagé dans une politique de rigueur budgétaire et fiscale pour tenter de contrer la crise économique.
 

Horeca Vlaanderen demande des compensations
 
Horeca Vlaanderen a réclamé ce lundi la mise en place urgente d'une concertation avec le nouveau gouvernement en raison de ce nombre élevé de faillites de cafés. Il demande des mesures compensatoires. Concrètement, Horeca Vlaanderen et l'association flamande des entrepreneurs indépendants Unizo demandent une baisse de la TVA pour les boissons, un système plus souple et moins onéreux pour l'emploi occasionnel et une déduction sur investissement plus importante, allant jusqu'à 120,5% avec effet rétroactif.

Il ressortait déjà d'une étude menée il y a trois mois par Horeca Vlaanderen et Unizo que trois cafés sur quatre sont confrontés à une forte baisse de leur chiffre d'affaires depuis l'introduction de l'interdiction de fumer. Ce recul s'établissait "à plus de 30% pour plus de la moitié". Horeca Vlaanderen demande depuis longtemps des mesures compensatoires. "Un recul du chiffre d'affaires de plus de 30 pc est tenable durant quelques mois mais les conséquences importances sont maintenant concrètes", souligne Danny Van Assche, administrateur délégué.