Construire ou rénover en 2012 s’annonce difficile. L’activité est en recul depuis 6 mois, et le secteur de la construction ne prévoit pas d’amélioration pour l’année à venir. En 2011, les permis de bâtir pour la construction de nouveaux logements ont chuté de 20%, tandis que ceux pour la rénovation, ont baissé de 7,5 %. "Je comprends l'anxiété des particuliers, à la veille du salon Batibouw. Je dirais que malgré tout, il y a encore et toujours des raisons de vouloir être oprtimiste et en même temps, de voir la situation telle qu'elle est actuellement", a indiqué Robert de Mûlenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction.

 

Le gouvernement s'est trompé dans ses calculs

La crise avait poussé le gouvernement a prendre toute une série de mesures, afin de redresser les finances publiques. Certaines concernaient le domaine de la construction. Mais aujourd'hui, elles sont loin de faire l’unanimité. A titre d'exemple, la Confédération cite la non reconduction de la baisse de la TVA sur la construction neuve, mais aussi, la suppression des incitants pour travaux qui permettent d’économiser de l’énergie. Pour les professionnels, le gouvernement s’est tout simplement trompé dans ses calculs : "Le gouvernement s’est trompé dans l'estimation budgétaire. Il y a un trou d'un demi milliard", a ajouté Robert de Mûlenaere.

 

Quelles solutions?

Selon la Confédération, il faut impérativement corriger ces mesures et préserver la Construction d’une véritable crise. Les professionnels proposent plusieurs solutions. En voici quelques unes:

  • Réintroduire la réduction de la TVA pour les opération de démolition-reconstruction
  • Réintroduire un avantage fiscal pour l'isolation des murs et des sols
  • Repenser la réforme de la réduction fiscale pour investissements économiseurs d'énergie (supprimer progressivement cet avantage, et non le faire disparaître brutalement)