Selon une enquête réalisée par Sud Presse, les compagnies aériennes ayant dépassé les normes de bruit, en vigueur depuis fin 1990, sont condamnées à payer 11,4 millions d'euros. Cela concerne pas moins de 500 amendes. La majorité des sociétés concernées sont basées à l'étranger. "La plupart d'entre elles n'ont ni un siège social, ni une adresse de correspondance en Belgique, ce qui ne facilitera pas la tâche de nos huissiers de justice", explique Guy Vanhengel, ministre (VLD) des finances, à nos confrères de Sud Presse.

 

L'étape suivante: la saisie

On apprend que certaines sociétés ont fait faillite et que d'autres contestent la validité des amendes. A ce jour, l'IBGE (Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement, l'administration de l'environnement de la région de Bruxelles-Capitale) n'a reçu que 4,2% du montant demandé. "L'étape suivante sera la saisie, mais ce n'est pas facile de le faire à l'étranger et cela pourrait s'avérer très cher (les coûts d'avocats et de procédures). Nous devrons peser le pour et le contre", ajoute Guy Vanhengel.

 

Un plus pour la région de Bruxelles-Capitale

Sud Presse précise que plus d'un secteur bénéficierait du montant de ces amendes. Tout d'abord, la somme de 11,4 millions d'euros permettrait à la Stib de disposer de 47 ou 48 nouveaux autobus de type A330 ainsi que de 5 trams. Elle pourrait également étendre son réseau vers le nord de la ville. Grâce à ce montant, la ville de Bruxelles pourrait refaire environ 45km de voirie. Bruxelles-Propreté aurait l'occasion d'acheter 70 camions d'un coup. Deux écoles ou trois crèches verraient également le jour. Enfin, avec ces millions, la Région de Bruxelles disposerait de 6000 nouvelles bulles à verre.