"Il y a deux semaines environ, deux membres du personnel ont échangé quelques mots et des propos racistes auraient été lâchés", a indiqué Dany Clevers, secrétaire régional d'ACV-CSC METEA. Une conciliation en interne devait être organisée jeudi mais un des deux travailleurs concernés manquait à l'appel car il était en congé, ce que n'ont pas supporté les travailleurs allochtones. "Ces derniers ont réclamé le licenciement du travailleur absent, une requête évidemment rejetée par la direction", ajoute le secrétaire syndical.

 

Encore 100 véhicules en moins ce vendredi

Les travailleurs de l'équipe de nuit ont donc cessé le travail. Après intervention de la direction, l'équipe du matin a repris l'activité mais les conséquences de l'action étaient encore perceptibles vendredi matin chez Volvo Cars. Une centaine de véhicules en moins seront assemblés par rapport au programme habituel, ce qui porte la perte totale de production à 400 voitures. La grève générale du 30 janvier avait, elle, engendré une perte de production estimée à 1.500 véhicules. "Heureusement, on avait pris un peu d'avance en ce début d'année. Cette situation ne va toutefois pas dans le bon sens et le site de Gand ne peut pas avoir la réputation d'une usine qui ne respecte pas les volumes attribués", indique un porte-parole de la société.

Des tensions entre allochtones et autochtones avaient déjà éclaté chez SAS Automotive Systems en 2009. Le travail avait également été interrompu. Une réunion de concertation est prévue dans la matinée entre syndicats et direction.