Le Vif a révélé sur son site web la lettre adressée par les organisations Friends of Europe, SpinWatch, Corporate Europe Observatory et Lobby Control au président du Parlement, Martin Schulz. Ces organisations, réunies au sein de la plate-forme Alter-EU, militent pour plus de transparence face aux possibles conflits d'intérêts dans le chef de députés. Elles s'étonnent de ce que l'ancien Premier ministre belge n'ait pas dévoilé, dans sa déclaration d'intérêts financiers, le montant de son bonus, comme le prévoit le code de conduite des eurodéputés. Ce code dispose que les élus doivent communiquer leurs principaux intérêts financiers au Parlement, et notifier, dans un délai de 30 jours, tout nouvel élément significatif.

 

Le code de conduite "respecté"

Interrogé par l'agence Belga, Jean-Luc Dehaene assure que sa déclaration rencontre les exigences du nouveau code de conduite (en vigueur depuis décembre 2011) du Parlement européen. Il précise avoir envoyé un courriel à Martin Schulz à ce sujet, et se dit prêt à lui fournir toute information complémentaire. "S'il devait apparaître qu'une adaptation ou un complément à la déclaration est souhaitable, ceux-ci seront fournis", assure l'ancien Premier ministre.

Selon lui le code de conduite du Parlement européen est bel et bien respecté, celui-ci imposant aux eurodéputés de signaler les seuls intérêts financiers "qui peuvent avoir une influence sur l'exercice de ses fonctions de membre".

 

Des actions d'une valeur de 3 millions €

Jean-Luc Dehaene bénéficie, en tant qu'ancien administrateur d'AB Inbev, d'un paquet de stock-options (85.928), qu'il peut légalement exercer depuis la fin du mois d'avril. A la valeur actuelle de l'action, les options valent quelque trois millions d'euros, selon des chiffres publiés par le Standaard.

Le paquet de rémunération de Jean-Luc Dehaene est connu et largement commenté dans la presse depuis des mois, mais l'intéressé n'a pas révélé s'il avait déjà exercé ses options.