La pression fiscale en Belgique est plus forte que jamais en 2012, rapportent jeudi L'Echo et De Tijd. C'est ce qu'il ressort du dernier rapport du Bureau du Plan sur les perspectives économiques 2012-2017. Cette hausse de la pression fiscale est principalement due aux mesures prises par le gouvernement Di Rupo pour redresser les finances publiques.

 

Le travail et le capital dans le viseur

La pression fiscale et parafiscale a augmenté de 1,6%, à 45% du produit intérieur brut (PIB). Tant les familles que les entreprises paient cette année plus de taxes qu'en 2011. Le gouvernement fédéral a augmenté la part des impôts de 3,5 milliards d'euros lors de la confection de son budget 2012. Les principales mesures sont la limitation des intérêts notionnels pour les entreprises, l'augmentation des retenues à la source ou encore les nouvelles taxes décidées lors du dernier contrôle budgétaire, en mars (400 millions d'euros supplémentaires). En 2011, la pression fiscale était de 43,4% en Belgique et de 40,9% dans la zone euro. C'est surtout le travail, mais aussi le capital, qui sont relativement lourdement taxés dans notre pays.