Le mouvement de grève au sein du siège principal d'AG Insurance, à Bruxelles, a été largement suivi, "malgré les diverses tentatives de la direction pour casser" ce mouvement de grève et "minimiser les enjeux qui sont sur la table", selon un communiqué du front commun syndical lundi après-midi.
Les quelque 3.000 travailleurs du siège principal d'AG Insurance, à Bruxelles, ont débrayé lundi. Des piquets de grève ont été mis en place par les syndicats, selon un porte-parole de l'entreprise, plus grand assureur du pays. Le conflit social chez AG Insurance, filiale d'Ageas, dure depuis plusieurs mois. Les travailleurs protestent contre le plan de déménagement d'une partie du personnel de Bruxelles vers Anvers ou Charleroi. "Mais c'est surtout l'attitude des nouveaux responsables des ressources humaines qui pose problème: ceux-ci ne respectent plus les règles de la concertation sociale, approchent les travailleurs de manière individuelle, ignorent les avis formulés par les délégués au sein de l'entreprise et campent sur leurs positions. Malgré diverses tentatives pour trouver une solution via le dialogue social, ils sont restés intransigeants et minimisent le dossier", déclarent les syndicats. L'entreprise estime que cette action est disproportionnée et soutient que ce déménagement ne "poserait problème qu'à une poignée du personnel". Le front commun syndical ajoute que ce lundi, l'entreprise a fait appel à des huissiers et à la police pour essayer d'impressionner le personnel en grève, "une tentative qui n'a eu aucun effet sur la détermination des travailleurs", précise le communiqué. Plusieurs séances d'information et de sensibilisation sont prévues dans les prochains jours au sein de l'entreprise, ajoute le front commun syndical. (CYA)