Le seuil psychologique a été franchi. Cela faisait huit ans que la dette belge n'avait pas dépassé la barre des 100% du produit intérieur brut (PIB), rapporte notre journaliste Sébastien Degraeve. Cela veut dire que notre pays est plus endetté que l'ensemble des revenus produits chaque année dans le pays.



L'équilibre n'a pas été respecté

Un rapide calcul permet de voir que l'équilibre n'a pas été respecté. Au premier trimestre 2012, la dette de la Belgique a augmenté de 15,6 milliards d'euros. Dans le même temps, pourtant, le RIB n'a augmenté que de 2,3 milliards. La dette a donc atteint les 101,8%. La Belgique rejoint donc les mauvais élèves de la zone euro, comme l'Italie, la Grèce, L'Irlande et le Portugal.



Pas si grave...

"On savait que tôt ou tard, la barre fatidique des 100% allait être à nouveau dépassée puisqu'on était à 98, 99%. C'était attendu et ce n'est pas grave", a assuré Eric de Keuleneer, professeur d'économie à l'UCL.



C'est même "une bonne affaire"

Cela signifie que les investisseurs acceptent de payer pour prêter de l'argent à ces Etats. Le fait que les taux auxquels la Belgique se finance sur les marchés financiers soient légèrement positifs ou légèrement négatifs est intéressant à court terme. L'essentiel ne réside cependant pas là, mais plutôt dans le fait que notre pays appartienne au groupe des pays forts de la zone euro, estime Philippe Ledent, économiste chez ING.

"Evidemment, des taux plus bas, voire même des taux négatifs, sont intéressants. Plus les intérêts que le gouvernement doit payer sont bas, plus la situation des finances publiques s'améliore", explique Philippe Ledent. "Mais le plus important, c'est que la Belgique est maintenant considérée comme un pays du cœur de la zone euro", à l'instar de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande et de la France, poursuit l'économiste.