D'après une étude de l'Université catholique de Louvain (UCL), l'indexation automatique, qui est censée protéger tous les salariés et allocataires sociaux contre la hausse du coût de la vie, n'est pas efficace de la même manière pour tout le monde. Les catégories les moins couvertes sont aussi les plus vulnérables: les plus pauvres, les plus âgés et les plus jeunes, peut-on lire jeudi dans Le Soir et en exlusivité radio sur Bel RTL.

 

Explosion du prix du logement et de l'énergie

La cause en est l'explosion des prix du logement et de l'énergie qui, proportionnellement pèse plus lourd dans le budget des ménages pauvres. Ainsi, les coûts liés à l'habitation représentent 29,8% du budget des ménages pauvres, pour 9,5% chez les riches. Jean Hindrikx, l'un des auteurs de l'étude, estime que pour des personnes dont le revenu annuel net est de 25.000 euros, la perte de pouvoir d'achat a été de 2.000 euros par an entre 2001 et 2011, soit 8%. Elle était de 2% pour un ménage riche durant la même période.

 

Les plus de 65 ans moins couverts également

L'indexation ne protège également pas aussi efficacement les personnes de plus de 65 ans. Entre 2001 et 2011, elles ont subi une perte du pouvoir d'achat de 8%, alors que le pouvoir d'achat des 25-35 ans a été quasiment préservé avec seulement une perte de 1% en dix ans. Cette perte du pouvoir d'achat des plus âgés provient surtout de la hausse des dépenses alimentaires, d'habillement, de mobilier et de loisirs.

Enfin, en ce qui concerne les moins de 25 ans, la perte de pouvoir d'achat a atteint les 5% en dix ans.