L'entrée en Bourse de Facebook, le premier site internet communautaire au monde, est l'événément le plus attendu de l'année sur les marchés boursiers. Le réseau social aux plus de 800 millions d'utilisateurs pourrait déposer ce mercredi un dossier d'entrée en Bourse avec un objectif théorique d'une opération à au moins 5 milliards de dollars. Les documents pourraient être déposés dès mercredi matin devant les autorités boursières américaines (SEC), mais un retard n'est pas exclu, selon la presse américaine. L'objectif de lever 5 milliards de dollars ne représente qu'un chiffre théorique, susceptible d'être modifié à la hausse ou à la baisse.

 

Une entrée en Bourse dans le cours de l'année

Vendredi encore, le Wall Street Journal mentionnait une transaction à 10 milliards de dollars, valorisant la société californienne entre 75 et 100 milliards de dollars. Si Facebook lève 10 milliards de dollars, ce devrait être à peu près la quinzième introduction de tous les temps, et la sixième pour les Etats-Unis (après notamment Visa et General Motors en 2010), selon un cabinet spécialisé dans les introductions en Bourse, Renaissance Capital.

 

La plus grosse opération pour la net-économie

Si le réseau social en reste à 5 milliards de dollars, cela restera --de loin-- la plus grosse opération pour la net-économie, bien devant Google qui avait vendu pour 1,67 milliard de dollars de titres en 2004. La banque d'affaires Morgan Stanley devrait piloter l'opération, à laquelle participerait également sa concurrente Goldman Sachs, selon le New York Times. International Financing Review évoquait également Bank of America, Merrill Lynch, Barclays Capital et JPMorgan parmi les banques participant à l'opération.

 

Un chiffre d'affaires de 4,27 milliards de dollars en 2011

Le cabinet eMarketer estime à 4,27 milliards de dollars le chiffre d'affaires de Facebook en 2011, plus que doublé par rapport à 2010 (2 milliards) et réalisé à 89% (3,8 milliards) dans la publicité. Pour 2012, eMarketer estime que les seules recettes publicitaires devraient atteindre 5,78 milliards, puis 7 milliards l'an prochain. "Facebook a de la valeur, cela ne fait aucun doute", a déclaré mardi à l'AFP Michael Farr, président du cabinet de conseils en investissements Farr, Miller & Washington.