Le traditionnel panier d’un ménage belge contient de quoi se nourrir, se vêtir, se loger, se divertir et également se chauffer. Il coûte désormais 604,59 euros par semaine, soit une augmentation de 20,85 euros depuis un an. "Chaque famille va devoir sortir 20 euros supplémentaires toutes les semaines pour pouvoir faire face à cette hausse des prix", a indiqué Marc Vandercammen, directeur du Crioc, au micro d'Emmanuel Dupond.       

 

Explosion des prix de l'énergie

Ce mois-ci, l’inflation a atteint 3,57%. Il ne s’agit pas d’un chiffre record, mais il témoigne d’une augmentation régulière des prix depuis le mois de novembre dernier. S’il faut dorénavant débourser 20 euros de plus par semaine, c’est principalement en raison du prix de l’énergie qui continue de flamber. Le gasoil de chauffage a grimpé de 26,51%, le gaz de 17,47%, l’électricité de 13,61% et l’essence de 12,05%.

 

Pas facile de réduire nos dépenses 

Le consommateur devrait dès lors envisager de réduire ses dépenses notamment à la pompe. Mais ce n’est pas une économie évidente pour de nombreux Belges. "Je travaille en Wallonie et j’emprunte toujours l’autoroute. Je n’ai pas le choix, je dois faire le plein", a assuré un client d’une pompe à essence bruxelloise. Il en est de même pour les frais alimentaires. "On est concerné par ce qui se passe financièrement à l’heure actuelle. On fait attention, mais cela n’empêche pas que l’on va continuer à manger et à boire. Cela ne change donc pas grand-chose, mais on est plus vigilant parce que le portefeuille est plus léger", a souligné un citoyen à la sortie d’un supermarché.    

 

Pas assez de concurrence

La hausse des prix de l’énergie s’explique par celle du prix du pétrole. Mais l’augmentation de l’or noir n’est pas la seule raison. Pour le centre de recherche et d’information des consommateurs, le secteur de l’énergie en Belgique n’est toujours pas suffisamment concurrentiel. "Le plus bel exemple, c’est l’électricité. On voit manifestement que les prix sont de loin supérieurs à ceux pratiqués à l’étranger", a constaté le directeur du Crioc. L’inflation est plus importante dans notre royaume que chez nos voisins européens. La seule bonne nouvelle, c’est que cette hausse des prix pourrait déclencher en janvier 2012 une indexation de nos salaires.