Le ministre de l'Energie Johan Vande Lanotte (sp.a) et le secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet (cdH) ont décidé de s'attaquer à toutes les composantes du prix de l'énergie. Pour pouvoir préparer les mesures structurelles nécessaires, ils ont décidé d'un gel, pendant 9 mois (d'avril à la fin de l'année), de l'indexation des contrats. Les prix de distribution seront également gelés, sans doute jusqu'à la régionalisation de la compétence en 2014, a-t-on appris de bonnes sources. Le gel des prix peut être décidé par arrêté royal. Les mesures structurelles devraient quant à elles faire l'objet d'un ou plusieurs projets de loi.

 

Réduire les marges bénéficiaires trop importantes, interdire les indemnités quand on change de fournisseur, …

MM. Vande Lanotte et Wathelet disposent depuis vendredi dernier d'un rapport de la CREG (le régulateur du secteur du gaz et de l'électricité) sur le niveau du prix de l'énergie.

Pour s'attaquer à la problématique du prix de l'énergie, ils sont d'avis qu'il faut faire la chasse à toutes les marges excessives dans toutes les composantes du prix.

Parmi les pistes évoquées, il y a notamment le fait que la CREG pourrait être chargée de mettre au point un nouveau système d'indexation des prix de l'énergie, qui sont actuellement liés à l'évolution du prix du pétrole.

Les ministres entendent également augmenter la transparence de la composition des prix et faciliter la mobilité des clients favorisant ainsi la concurrence. Les clients doivent actuellement payer une indemnité lorsqu'ils changent d'opérateur, ce qui les freine. Ces indemnités seraient interdites à l'avenir.

Les ministres voudraient aussi mieux cibler les soutiens aux énergies renouvelables. Ils remarquent par exemple qu'il y a des énergies renouvelables très rentables.

En matière de tarif social, ils soulignent que certains clients protégés payent le tarif le plus élevé ce qui est illogique.

 

Le prix de l'énergie était à l'ordre du jour du Comité restreint de ce vendredi mais le point n'a pas pu être abordé puisque la réforme des pensions a concentré toutes les attentions.