Les certificats verts sont victimes de leur succès en Wallonie. Leur nombre trop important a provoqué une baisse du prix de revente : 85€ en 2010 contre seulement 66€ aujourd'hui. Pour ne pas pénaliser les ménages qui ont investi dans la production d’énergie propre, les autorités pourraient revoir à la hausse le quota d’achats de certificats verts imposés aux entreprises.

 

Un accord bientôt voté?

Lorsque vous installez des panneaux photovoltaïques sur votre maison, vous recevez des certificats verts en fonction de la quantité d’énergie que vous produisez. Ces certificats vous permettent d’amortir votre installation, car ils sont vendus aux entreprises. Mais en Wallonie, il y a trop de certificats verts du coup et les prix de revente chutent. Selon le cabinet de Jean-Marc Nollet, le ministre wallon de l'Énergie, un accord visant à augmenter le quota de certificats que les industries doivent acheter serait en passe d'être voté. Ces industries devraient alors acheter l'équivalent de 30% de leur production contre 10% actuellement.

 

ELIA incapable de tout payer?

En attendant de trouver une solution, les spécialistes recommandent de se tourner vers ELIA, le gestionnaire du réseau, qui est dans l'obligation d'acheter les certificats verts à un prix minimum, celui-ci assure tout de même une rentabilité, a expliqué Sébastien Giron pour Bel RTL. Mais il n’est pas sûr que le gestionnaire de réseau soit financièrement capable de payer tout le monde. "Pour ELIA, la difficulté c'est d'estimer le nombre de certificats qui lui seront présentés. Nous fonctionnons sur base de tarifs réguliers qui sont définis pour les quatre prochaines années et donc nous avons dû faire une estimation du nombre de certificats qui pourraient nous être présentés. Pour ELIA, la question qui se pose c'est: est-ce que ça ne va pas amener une difficulté en termes de liquidité puisque nous allons devoir avancer le montant des certificats pour couvrir les demandes des particuliers", a expliqué Lise Mulpas, la porte-parole d'ELIA.