En tant qu'assureur, Francis parcourt moins de 150 kilomètres par semaine en moyenne. Au moment de passer à la caisse, la facture est de plus en plus lourde. Pendant longtemps, il n’a jamais vraiment fait attention à l’augmentation des prix à la pompe, mais avec les nouvelles envolées, il envisage des alternatives plutôt radicales."Je pense déjà ne plus acheter de voiture, c’est bien simple. Si cela continue à augmenter, cela ne sera plus la priorité, ça sera de manger et de se chauffer je crois", assure-t-il au micro de Martin Vachiery. 

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A cause de la baisse de l'euro 

Ce lundi midi, le baril s’échangeait à 120,80 dollars à Londres et 105,35 dollars à New-York. Il s'agit des valeurs les plus élevées depuis mai 2011. Ce baril très cher a des répercussions sur les prix à la pompe dans notre pays. Cette hausse peut s'expliquer par différents facteurs, dont la baisse de l’euro, en perte de vitesse face au dollar américain."Cela a un impact tout à fait mathématique et direct. Si l’euro était plus fort, il est évident que la hausse de prix que nous connaissons pour demain serait moins élevée", explique Etienne Rigo, administrateur délégué d’Octa+.

 

La situation en Iran influence aussi les prix

Pour comprendre cette flambée des prix, il faut également regarder du côté du détroit d’Ormuz, en Iran. Dans cette zone stratégique, le gouvernement iranien, en conflit avec certains pays européens, menace d’arrêter de les fournir en pétrole. C’est le cas notamment de la France et de la Grande-Bretagne. Même si cela ne risque pas d’affecter les stocks, ces éléments de géopolitique affolent le marché et font eux-aussi gonfler les prix à la pompe."Le marché réagit toujours aussi très fort soit à la hausse, soit à la baisse parce que ce sont des spéculateurs qui sont dans ce système. Et donc, ils sont avertis avant les autres et ils amplifient vite le système. La hausse actuelle est ainsi une amplification due à la spéculation", souligne Samuel Furfari, professeur de géopolitique de l’énergie à l’ULB.

 

Touring demande le retour du "cliquet inversé"

La Belgique est particulièrement touchée par la hausse des prix. Pour remédier à ce problème, Touring demande au gouvernement de réinstaurer le principe du "cliquet inversé". Pour l’association, une baisse des taxes sur les carburants, pourrait permettre au pays de mieux amortir les envolées du marché.