Le directeur général du CRIOC, Marc Vandercammen, estime que la page doit être tournée en l'absence de constats de fraude, de harcèlement et de manipulation dans les résultats des études du Centre. Dans un communiqué transmis à l'agence Belga, il a confirmé que le Conseil d'administration du Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs (CRIOC), réuni lundi, a pris connaissance des résultats des audits indépendants qu'il avait commandés.
Il en ressort qu'"aujourd'hui, aucune fraude, ni manipulation n'a été détectée dans le cadre de l'audit indépendant mené par un spécialiste universitaire sur la qualité des études menées", a-t-il souligné. D'après le directeur général du CRIOC, au sein de celui-ci, les résultats d'enquêtes sont analysés en toute indépendance par le chargé d'études et les données brutes lui sont toujours accessibles. La qualité des résultats des études menées pour les pouvoirs publics est comparable à celle d'autres instituts et les résultats publiés correspondent aux données collectées, a-t-il ajouté. En ce qui concerne les soupçons de harcèlement moral, Marc Vandercammen souligne qu'à ce jour, aucune action n'a été intentée devant les tribunaux concernant des faits de ce type ou de licenciements abusifs. "Si par le passé, des difficultés dans les relations sociales ont existé au sein de la fondation, l'équipe mise en place aujourd'hui doit pouvoir oeuvrer sereinement à la poursuite des objectifs de la fondation", a-t-il précisé. Le directeur général a par ailleurs dit regretter "l'agitation dont le CRIOC a été victime ces derniers mois et s'interroger sur les fondements de ces actions." Pour Marc Vandercammen, le CRIOC, comme par le passé, demeure "le seul outil public indépendant et gratuit qui oeuvre en faveur des consommateurs et assure un soutien technique et opérationnel pour les organisations de consommateurs en vue de renforcer leurs actions et initiatives en matière de protection et de défense des consommateurs ainsi que de sensibilisation des acteurs politiques, médiatiques et autres à la défense des intérêts de ceux-ci en général et des consommateurs fragilisés en particulier". (JDD)