Les ventes ont reculé de près de 14,61% entre janvier et mai 2012 par rapport à la même période en 2011. Au premier trimestre, la chute a même atteint 22%! Une baisse des ventes qui touche indifféremment toutes les marques ou presque. Il faut dire que les ventes en 2011 avaient été exceptionnelles. Cette année, les voitures plus petites et plus économiques sont préférées au détriment des voitures de luxe et de sport, ce qui pousse encore plus les prix de ces véhicules à la baisse.

 

A cause des décisions politiques?

Selon l'enquête de Federauto (la Confédération belge du commerce et de la réparation automobiles) réalisée auprès de 300 concessionnaires, ceux installés en ville s'en sortent mieux que leurs collègues ruraux. Idem pour les marques très présentes sur le marché "fleet", la vente aux entreprises. Federauto pointe du doigt les récents changements dans la fiscalité automobile, à savoir la suppression des écobonus ou la fiscalité accrue sur les voitures de société, comme cause de cette frilosité des acheteurs. Ajoutez à cela le fait que le secteur automobile européen ferait face à une surproduction de 30%, et vous obtenez… de bon prix!

 

Sourire des clients

Car les stocks ont gonflé cette année et les importateurs les écoulent chez les concessionnaires, qui sont eux obligés de brader ces véhicules s'ils veulent les vendre. Avec des remises qui peuvent aller jusqu'à 25 ou 30% sur certains modèles de stock, c'est une aubaine pour les clients. Les concessionnaires, eux, ne peuvent pas en dire autant: c'est la crise.

 

Grimace des travaileurs

Les jours de chômage économique dans les ateliers du secteur automobile se sont élevés, au cours des cinq premiers mois de 2012, au nombre de 22.030, soit 11,5% de plus en comparaison avec la même période l'an dernier. Federauto craint par ailleurs que l'emploi à long terme ne soit en danger dans le secteur. En effet, certains concessionnaires seraient sur le point de licencier du personnel, faute de travail. D'autant qu'avec les remises pratiquées, les marges bénéficiaires fondent comme neige au soleil.