Malgré le gel des frais d’inscription, les études universitaires coûtent toujours de plus en plus cher. La raison principale de cette hausse est l’augmentation des loyers des logements étudiants. Leurs prix ne cessent de grimper et gonflent le budget. Il faut dire qu’en Belgique, la part du logement dans les frais des études est de 47%, soit près de la moitié. Selon la fédération des étudiants francophones (FEF), depuis 2009, le coût moyen des études en fédération Wallonie-Bruxelles a ainsi augmenté de 17%.

 

Diviser les frais 

Olivier qui va entrer en deuxième master ingénieur civil à l’UCL confirme que le logement est le poste principal des dépenses des étudiants du supérieur. Selon lui, il est dès lors indispensable de partager les frais avec d’autres étudiants. "J’ai toujours habité en colocation  en kot où on mangeait tous ensemble. On achète pas de la viande tous les jours parce que cela fait un trou dans le budget", explique ce jeune étudiant au micro de Bernard Lobet.

 

"Pas de la rigolade"

En plus du logement et de l'alimentation, il existe évidemment des dépenses qui sont incompressibles ou presque. "Les syllabus, il faut les acheter à un certain moment. Parfois, on peut essayer de trouver en seconde main des gros livres qui coûtent 60 euros ou même plus", indique Olivier. Reste l'argent de poche donné par les parents. "120 euros euros de mes parents par mois auxquels je rajoute facilement 50 euros de ma poche en faisant un job." Olivier doit donc composer avec ce budget restreint et, comme il le souligne, chaque dépense compte.  "Il n'y a pas moyen de se dire que la vie d'étudiant, c'est juste de la rigolade, dépenser. Il faut penser à son budget à tout achat", assure le jeune étudiant. 

 

Campagne à la rentrée

La FEF prépare d'ailleurs une nouvelle campagne d’actions pour la rentrée afin de faire respecter le décret de démocratisation des études supérieures.