Entre 21% (direction) et 40% (syndicats) du personnel de la Poste française était en grève mardi contre un projet de loi prévoyant une transformation de l'entreprise publique en société anonyme à capitaux publics, que les syndicats dénoncent comme une privatisation.
Le leader d'extrême gauche Olivier Besancenot, lui-même postier, a pénétré dans l'ancien immeuble de la Bourse de Paris, avec une cinquantaine de collègues. "La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse", a-t-il lancé. Porteurs d'autocollants jaunes, avec le slogan "votre privatisation on n'en veut pas, par la grève avec les usagers combattons la privatisation! ", ils ont tenu sur place une assemblée générale. Une manifestation était prévue dans l'après-midi à partir du siège parisien de la Poste. D'autres manifestations ont eu lieu dans le pays, notamment à Strasbourg, Bordeaux, Marseille , Rennes. La ministre de l'Economie Christine Lagarde a cependant souligné mardi qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste", en excluant que le projet d'ouverture du capital puisse faire l'objet d'un référendum organisé par l'Etat. (GFR)












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