La ministre allemande du Travail, Ursula von der Leyen, s'est prononcée pour une hausse sensible des salaires dans son pays, dans un entretien au journal dominical Bild am Sonntag.
"Les entreprises allemandes engrangent des bénéfices conséquents. Les salariés doivent maintenant avoir leur part et ils doivent ressentir ce 'plus'. (...) Et ce 'plus' ne doit pas tout de suite être mangé par l'inflation", a-t-elle déclaré.
Et la ministre précise que "la hausse des salaires qui convient est du ressort des partenaires sociaux". En Allemagne, le niveau des salaires est négocié entre patronat et syndicat, dans le cadre d'accords de branche.
Les déclarations de la ministre interviennent juste après les réclamations cette semaine du puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, de hausses de salaires de 6,5%, sur lesquelles les fonctionnaires et salariés de la chimie devraient s'aligner.
L'accord dans la métallurgie, qui rassemble quelque 3,4 millions de salariés, et des secteurs de l'industrie aussi variés et cruciaux pour l'économie du pays que l'automobile ou les machines-outils, sert traditionnellement d'étalon pour les autres branches en Allemagne.
Après s'être serré la ceinture pendant des années --ce qui a conduit à des gains important de productivité--, les salariés allemands veulent désormais leur part du gâteau. Et l'évolution de leurs salaires est plus que jamais scrutée par leurs partenaires européens, sur fond de crise de la dette et de recherche fébrile de ses causes et ses remèdes.













Les chômeurs recevront un quart en moins
Jean-Luc Dehaene "oublie" de déclarer un bonus de 3 millions d'euros
Amnesty dénonce la Belgique: interdire le voile à l'école va à l'encontre de la liberté
Reynders compare Molenbeek à "l'étranger" (vidéo)
STIB: pas de reprise du trafic avant mercredi après-midi
La mère de Diana sous mandat d'arrêt pour assassinat
Que gagnent nos ministres par rapport aux ministres des pays voisins?
Agent de la STIB décédé: les transports en commun à l'arrêt jusque lundi
Ras-le-bol des motards: les escortes du Premier ministre ne sont pas le problème
Le père de Mohamed Merah va porter plainte contre la France pour "avoir tué son fils"