Une grande manifestation à l'appel des trois principaux syndicats italiens pour la croissance et un système fiscal plus juste s'est rassemblée samedi à Rome, au lendemain de l'annonce d'un plan par le gouvernement Monti visant à réduire la dette du pays.
Selon les chiffres données par les organisations syndicales, le défilé dans le centre de la capitale réunissait entre 100.000 et 200.000 participants venus de toute l'Italie. La secrétaire générale du principal syndicat, la CGIL, Susanna Camusso, a "demandé un changement de l'agenda politique, sans lequel il n'y a pas de perspectives pour le pays". Le programme du gouvernement de Mario Monti a apporté "l'iniquité et l'inégalité" et n'a pas donné de réponses sur l'emploi et le développement", a-t-elle estimé, en faisant allusion au paquet impressionnant de mesures de rigueur adoptées depuis son entrée en fonction en novembre, pour remettre la péninsule sur les rails de la croissance et du désendettement. Le chômage a bondi en avril en Italie à un niveau record de 10,2% alors que la troisième économie de la zone euro est empêtrée dans la récession depuis fin 2011 et sous pression renouvelée des marchés. Le gouvernement Mario Monti a annoncé vendredi de premières ventes d'actifs publics en vue de tailler directement dans la dette colossale du pays, ainsi qu'un plan destiné à relancer la croissance. Parmi les nombreuses mesures, figurent la relance des chantiers d'infrastructures, l'augmentation de la déduction fiscale sur les travaux de rénovation afin de soutenir le bâtiment, le crédit d'impôt pour l'embauche de jeunes qualifiés. (PVO)