Les dirigeants des socialistes Pasok et de la Gauche démocratique (Dimar), partenaires dans le gouvernement grec de coalition avec la droite, se sont rencontrés lundi matin pour parler des nouvelles mesures de rigueur, a-t-on appris auprès des partis
La rencontre entre Evangélos Vénizélos (Pasok) et Fotis Kouvelis (Dimar) a eu lieu en vue d'une réunion prévue lundi soir sous l'égide du Premier ministre conservateur Antonis Samaras pour tenter d'obtenir le feu vert des partis sur des mesures d'économies de 11,5 milliards d'euros, réclamées par les créanciers UE et FMI pour 2013 et 2014.
MM. Vénizélos et Kouvélis sont tombés d'accord lundi sur les principales lignes de leur politique et surtout sur le prolongement du délai de l'ajustement budgétaire du pays, selon l'agence de presse d'Athènes (ANA).
Les deux dirigeants insistent sur la renégociation du plan d'ajustement budgétaire et surtout sur un délai d'au moins de deux ans, d'ici à 2016, pour le respect des objectifs budgétaires du pays, réclamés par les créanciers, selon l'ANA.
Vendredi, une réunion entre MM. Samaras, Vénizélos et Kouvélis, n'avait pas permis d'aboutir à un accord et les trois dirigeants étaients convenus de se rencontrer lundi soir.
Les experts de la troïka des créanciers (UE, BCE, FMI) qui se sont mis d'accord la semaine dernière avec le ministre des Finances, Yannis Stournaras, sur ces nouvelles économies pour rattraper les retards pris dans l'ajustement budgétaire grec, se sont rencontrés de nouveau lundi avec le ministre, a-t-on appris auprès du ministère des Finances.
M. Stournaras et le ministre de l'Emploi, Yiannis Vroutsis, ont également eu une réunion avec les représentants du Pasok et du Dimar sur ces mesures, selon la même source.
Soumise à une austérité stricte depuis plus de deux ans en échange des prêts internationaux, la Grèce est de nouveau contrainte de procéder à des coupes dans les retraites, les aides sociales, les dépenses hospitalières et pharmaceutiques, ce qui suscite de fortes réactions au sein des syndicats.
"La société est au bord de ses limites mais la Grèce se trouve également à un moment crucial en ce qui concerne sa position dans l'Europe, où la situation est également cruciale", a indiqué le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou lundi à la télévision grecque Antena.
M. Kedikoglou a souligné que "la Grèce devrait retrouver sa crédibilité au sein de l'Europe et que les dirigeants des partis de la coalition se sont mis d'accord que pour retrouver cette crédibilité, il faut procéder aux économies de 11,5 milliards d'euros, que le précédent gouvernement s'était engagé à adopter".












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