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La tortue de Floride envahit les étangs wallons car leurs propriétaires s'en débarrassent: elle menace la faune locale

 

La tortue de Floride envahit les étangs wallons. Selon l’Avenir, on en a même retrouvé dans la Meuse. Ce sont, en fait, des tortues achetées en magasin et dont les particuliers se lassent. Résultats, ils les rejettent à l’eau et cela pose de gros de problèmes puisque ce sont des "destructives". Christophe Clément et Benoît Demaret ont voulu comprendre ce phénomène pour le RTLinfo 13H.

Profitant d’une barque abandonnée, des tortues de Floride se prélassent dans leur nouvel habitat: les étangs wallons. Relâchées par leurs propriétaires, les tortues de Floride sont de plus en plus nombreuses à vivre dans les étangs publics et même en bord de Meuse. Rien qu’à Namur, on en compterait plusieurs dizaines. "C’est une espèce qui a été largement commercialisée, qui a eu beaucoup de succès. On les achète trop petites et puis, elles grossissent et les gens ne se rendent pas compte qu’au bout des 10-15 ans, ils ont une énorme tortue", a expliqué Catherine Hallet, responsable de la direction de la nature au Service public de Wallonie, au micro de Christophe Clément pour le RTLinfo 13H.


Elle peut atteindre 25 centimètres

Vendue petite, autour de 7 euros, la tortue de Floride peut facilement atteindre les 25 centimètres. Parmi cette espèce animale présente en Belgique, il y a celles à joues jaunes et celles à joues rouges. Les magasins spécialisés sont régulièrement témoin d’abandons, celui de Jean-Luc en a vu trois rien que la semaine dernière. "On m’appelle pour les reprendre, mais le problème, c’est qu’on ne peut pas les reprendre, on ne peut plus les reprendre, donc on dit non, donc on se retrouve le lendemain avec devant la porte. On vient me les déposer pendant la nuit", a-t-il détaillé face à la caméra de Benoît Demaret.


Commercialisation interdite

Soupçonnée de nuire à la faune locale, cette espèce carnassière est désormais interdite à la vente. "Comme la commercialisation est maintenant interdite, le flux va s’arrêter et, à terme, l’espèce va disparaître de notre paysage", a assuré Mme Hallet.

Les individus déjà présents dans les étangs wallons devraient pouvoir y terminer leurs jours tranquillement. Et bien que notre climat ne soit pas adapté à leur reproduction, il est demandé aux particuliers de ne pas relâcher leurs tortues dans la nature.

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