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40 jours sans viande: "Ce débat est scandaleux, j’aimerais bien qu’on fasse un mois sans chômage, une journée sans licenciement"

 

40 jours sans viande. C’est une idée proposée après les 40 jours sans alcool de la tournée minérale. Mais cette tournée-ci rencontre plus d’opposition.

Après un mois sans alcool, pourquoi ne pas se lancer dans 40 jours sans viande ? L’idée nous vient de Flandre où l’opération est répétée pour la 6e fois. Pourquoi cette action ? Faut-il arrêter de manger de la viande ? Doit-on réduire sa consommation hebdomadaire de viande, manger de qualité, mais en moindre quantité ? Pour certains, c’est une attaque contre la Wallonie et ses agriculteurs. "Manger de la viande produite dans des exploitations familiales, c’est meilleur pour l’environnement que d’importer du quinoa de l’autre bout du monde et cela fait vivre nos producteurs".

"C’est une atteinte profonde à toute la dignité de toute la profession"

Sur le plateau de C’est pas tous les jours dimanche, un éleveur de Jodoigne qui a expliqué qu’il avait presque parfois honte de se promener tellement on voit sa profession comme si c’était celle d’un criminel. "C’est plus grave que ça, c’est une atteinte profonde à toute la dignité de toute la profession. On en est là, l’heure est plus que grave. Je ne vais pas dire qu’on n’a plus rien à perdre, mais on est en train de s’accrocher. Toute l’histoire vegan, végétarienne qui tourne autour de tout ça, c’est des mensonges malsains fabriqués de toute pièce dans le but de faire culpabiliser presque toute l’humanité", a-t-il affirmé, visiblement ému et remonté.

"J’aurai vécu assez vieux pour vivre ce genre de conneries"

Le chroniqueur Christophe Giltay a soutenu les déclarations de l’éleveur. "Il y a dans ce pays des gens âgés qui ont vécu l’époque où manger de la viande était une conquête sociale, où on mangeait de la viande une fois par semaine, et encore, c’était du poulet. Et j’aurai vécu assez vieux pour vivre ce genre de conneries. De tout temps, les classes dominantes ont essayé de culpabiliser les classes populaires. Aujourd’hui, les classes dominantes mangent du Quinoa, importé, élevé sous la mer, je ne sais pas quoi, mais les braves Belges qui, eux, ont enfin gagné le droit de manger de la viande, et bien on les méprise (…) Je trouve que ce débat est scandaleux et au-delà des journées à la con, sans viande, sans je ne sais pas quoi, moi j’aimerais bien qu’on fasse un mois sans chômage, une journée sans licenciement et la journée du pouvoir d’achat, ça ce serait beaucoup plus sympa."

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