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La N-VA pourrait-elle s'allier au PS après les élections? Jan Jambon répond: "Oui, pour installer le confédéralisme"

 

Jan Jambon, le ministre fédéral de l'Intérieur, et vice-Premier ministre du gouvernement Michel, membre important du parti nationaliste flamand la N-VA, a fait face aux chroniqueurs de l'émission C'est pas tous les jours dimanche sur RTL-TVI.

La chroniqueuse Emmanuelle Praet a demandé à Jan Jambon si son parti, la N-VA (qui indique dans ses statuts vouloir une Flandre indépendante), s'il pourrait s'allier au Parti socialiste pour former un gouvernement fédéral après les prochaines élections législatives de 2019. "Quand on avait reçu monsieur Di Rupo et monsieur Magnette, je leur avais demandé s'ils accepteraient ou non de monter au gouvernement avec vous, et étonnamment la réponse a été oui. Donc je vous pose la question, admettons maintenant que le PS passe, est-ce que vous iriez avec le PS?", a interrogé la journaliste.

"Si on doit faire un gouvernement avec le PS, ça sera pour réformer l'Etat et installer le confédéralisme", a directement répondu le ministre de l'Intérieur. Il poursuit ensuite son raisonnement. "On sait très bien qu'on a besoin de la majorité des deux tiers. Trouver une majorité des deux tiers et une majorité du côté wallon sans le PS, ça va être difficile", a expliqué le ministre N-VA.


Effectivement, l'article 4 de la Constitution belge dit ceci:

"Les limites des quatre régions linguistiques ne peuvent être changées ou rectifiées que par une loi adoptée à la majorité des suffrages dans chaque groupe linguistique de chacune des Chambres (NDLR: Chambre de représentants et Sénat), à la condition que la majorité des membres de chaque groupe se trouve réunie et pour autant que le total des votes positifs émis dans les deux groupes linguistiques atteigne les deux tiers des suffrages exprimés".

Plusieurs lois dites "spéciales" nécessitent ce type de majorité pour pouvoir être modifiées.


Un deuxième gouvernement Michel après 2019? Jan Jambon botte en touche

Le présentateur de l'émission, Christophe Deborsu, a rappelé qu'un Etat confédéral ne laisserait plus beaucoup de matières communes aux différentes régions du Royaume. "L'Etat fédéral ne conserverait que la défense, avant qu'elle ne devienne européenne, les Affaires étrangères, là aussi avant qu'elles ne deviennent européennes, et un peu de solidarité financière", a-t-il indiqué. Il a ensuite demandé à Jan Jambon si ses déclarations signifient qu'une grande victoire du Parti socialiste en Wallonie signerait la fin de la Belgique. "On est en 2017, donc on a encore quelques problèmes à régler, on doit encore se préparer pour les élections. Et comme vous le savez, on a dit que pour cette période on mettait le communautaire de côté", a répondu Jan Jambon.

Le chroniqueur Alain Raviart a alors demandé au ministre N-VA si le gouvernement actuel pourrait se poursuivre (avec une alliance entre la N-VA et le MR, ainsi que l'Open VLD, libéraux flamands, et le CD&V, les chrétiens démocrates flamands). "Un Michel II, sans communautaire, ça sera possible ou pas?", a-t-il interrogé.

"D'abord, ce sont les électeurs qui nous donnent les cartes, beaucoup de cartes ou moins de cartes. Bart De Wever est le président du parti, donc la stratégie c'est plutôt lui, et moi je suis ministre au sein du gouvernement et je dois régler pas mal de choses au sein du gouvernement", a rétorqué Jan Jambon.

"En tout cas vous avez une façon très habile de dire d'arrêter de parler du communautaire", a conclu Christophe Deborsu avec une touche d'humour.

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