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La police dresse des PV contre les commerçants qui diffusent les images de cambriolages: "La victime devient le coupable!"

 

Pourquoi de plus en plus de Belges publient-ils sur les réseaux sociaux les images de vol dont ils sont victimes? Est-ce vraiment efficace? Le débat était ouvert ce midi dans l'émission C'est pas tous les jours dimanche.

La police rappelle qu'il est interdit de publier des images de vidéo-surveillance. Mais quels risques encourent les commerçants qui transgressent cette règle après avoir subi un vol?


"J'ai un devoir de dénonciation"

"Sur les trois dernières semaines, dans ma veille quotidienne des réseaux sociaux, j’ai dressé deux procès-verbaux à charge de commerçants qui avaient diffusé sur le net sans l’accord des personnes qui étaient tout à fait identifiables sur les images du moment des faits. C’est tout à fait interdit", explique David Quinaux, porte-parole de la Police locale de Charleroi et gestionnaire des réseaux sociaux. "Je suis officier de police judiciaire, j’ai un devoir de dénonciation des infractions que je constate", ajoute-t-il. 

"Vous voyez tout le dommage de ce que vous êtes en train de raconter pour le commerçant?", s'indigne Alain Raviart. "On inverse les rôles. La victime devient le coupable, c’est un problème!".


"Aujourd’hui, la victime devient coupable"

"Oui, c’est beaucoup plus facile d’aller voir le commerçant et de le rendre coupable", renchérit Christophe Wambersie, secrétaire général du Syndicat Neutre pour Indépendants pour la région Wallonne. "Aujourd’hui, la victime devient coupable. Pourquoi? Parce qu’il est évidemment plus facile à identifier! Aujourd’hui, il n’y a pas de réponse satisfaisante, ni au niveau de la police, ni au niveau de la justice. Il y a des droits de vie privé pour le voleur, évidemment, mais il y a aussi des droits de patrimoine du volé".

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