Les studios Raleigh, grand nom américain de l'industrie du cinéma, ont l'intention de s'établir sur une ancienne base militaire près de Toulouse (sud-ouest de la France), mais ont besoin du soutien français, public et privé, a dit leur président Michael Moore samedi.
Dans un entretien publié par la Dépêche du Midi, Michael Moore dit s'être laissé convaincre par Bruno Granja, un architecte toulousain, inventeur du projet, pour reconvertir une ancienne base aérienne en studios de cinéma. "Nous pouvons tabler sur 2.000 à 3.000 personnes qui travailleront quotidiennement sur le site de Francazal", la base dotée d'immenses terrains, de hangars et d'une piste d'aviation, indique le patron américain interrogé par La Dépêche. La nouvelle a d'abord été accueillie au mieux avec prudence à Toulouse, capitale française de l'aéronautique et de l'aérospatiale. Mais les mandataires français de Raleigh Studios ont été reçus plusieurs fois par les représentants de l'administration. L'implantation ne répondrait pas à une logique de croissance de Raleigh, assure son président. "Le premier bénéficiaire de ce projet, s'il se réalise, sera le septième art français. Les studios de Francazal sont davantage conçus pour soutenir votre cinéma - sans doute l'un des meilleurs au monde - que le développement économique et industriel de Raleigh". L'idée serait de "créer ici les meilleures installations professionnelles" et de les "mettre au service" des réalisateurs français et européens, dit-il. (ERIC CABANIS)