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"Skyfall" dévoile un James Bond "torturé" et plus humain

 

Dans "Skyfall" de Sam Mendes, en salle vendredi au Royaume-Uni et en France, et le 9 novembre aux Etats-Unis et Canada, le nouveau James Bond, incarné par Daniel Craig, dévoile un héros "torturé" et plus humain que dans les derniers opus sur le personnage de Ian Fleming.

"Skyfall", du nom du domaine familial de l'espion de sa majesté, quelque part dans la sombre et mystérieuse Ecosse, est le 23e de la série et le 3e tourné par Daniel Craig après "Casino royale" en 2006 et "Quantum of solace" en 2008.

"Le film donne un sentiment de nouveau départ" pour la série, a affirmé jeudi Daniel Craig à l'AFP et à plusieurs journaux régionaux. Participaient également à cette rencontre le réalisateur et d'autres vedettes du film: Javier Bardem et Bérénice Marlohe, sixième James Bond girl française.

Pour les 50 ans de vie cinématographique de l'agent 007, tous les ingrédients du James Bond classique sont pourtant là: des cascades époustouflantes, notamment une course-poursuite à moto dans les rues d'Istanbul qui ouvre le film, un vrai méchant (Bardem, très crédible en blond péroxydé) et de belles filles.

Mais "mon film n'est pas une enfilade de scènes d'action sans intérêt. J'ai mis la barre très haut pour pousser James Bond dans ses extrêmes", explique Sam Mendes.

Si ses smockings sont toujours aussi bien taillés, s'il boit autant de whisky que par le passé, James Bond ne séduit plus autant qu'avant dans ce nouveau film, et surtout se montre psychologiquement plus vulnérable.

"fans de James Bond"

"Ce n'est pas parce qu'un film est étiqueté film d'action qu'il ne doit pas y avoir d'écriture. James Bond est un personnage torturé. On ne sait pas qui il est. Après tout, c'est un assassin. Ian Fleming n'a jamais dit s'il aimait ou non son héros", relève Daniel Craig, 44 ans.

"Sam et moi, nous sommes de vrais fans de James Bond, nous voulions retrouver l'esprit du personnage, de façon subtile. Sam a réussi son parti d'ouverture", estime-t-il.

Depuis son retour au sein des services secrets anglais, Bond, que tous donnaient pour mort, est plus âgé, plus mûr aussi, plus déconnecté des réalités du 21e siècle. Pour se reconstruire, il va devoir révéler sa part d'ombre.

"Skyfall" décrit des activités de cyberterrorisme et fait de Londres la cible d'un attentat. James Bond va protéger M, la chef des services secrets, contre une menace extérieure et intérieure, sa place étant convoitée par un haut fonctionnaire chargé de superviser le MI6 (Ralph Fiennes).

C'est la première fois que le scénario accorde une place aussi importante à M, joué avec brio, pour la septième fois, par Judy Dench.

"Le scénario est extrêmement puissant et très bien écrit. En un sens, je suis la part d'ombre de James Bond", explique Javier Bardem. "Sam m'a dit: +tu dois mettre mal à l'aise les gens+. C'était la clef émotionnelle du personnage. Je me demandais si j'étais crédible. C'était ça le défi, surtout que j'étais blond", dit-il en riant.

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