Le premier hackathon "spéciale Wallonie" a eu lieu le week-end dernier à Namur. Le principe de ce genre d'évènement: rassembler des idées et des développeurs capables de les transformer très rapidement en application pour smartphone, par exemple.

A Namur, ils avaient 48h pour présenter un projet "minimum", pour mettre au point un prototype d'application.

Une initiative 100% wallonne car elle se concentrait sur la mise à disposition de données publiques. Etat des routes, découverte du patrimoine, horaire des bus de la TEC ou des trains de la SNCB… l'explosion du numérique, c'est aussi l'explosion de la quantité d'informations disponibles.

 

C'est quoi, l'open data ?

C'est le principe de l'open data, peu exploité chez nous. Il s'agit, pour être clair, de "données ouvertes", publiées de manière structurée selon une méthodologie qui garantit son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière. 

Reste à collecter ces informations, et à les intégrer dans des applications ou des sites web pour les rendre utiles (et utilisables).

C'était le but de la première édition de cet "Hackathon eGov Wallonia". Un évènement rare en Belgique. "Il y a déjà eu des initiatives dans certaines villes flamandes, mais c'est la première fois que ça se fait pour une région, et surtout, que ça recoupe autant de thématiques différentes", nous a expliqué Jean-Yves Huwart, l'un des initiateurs du projet.

35 développeurs se sont donc penchés sur 8 idées présélectionnées pendant tout un week-end. Ils ont travaillé jour et nuit pour présenter le meilleur prototype possible.

 

And the winner is…

Le prix du "meilleur prototype" a été décerné par un jury éclectique au projet Mobil-IT. Cette application permet de calculer le temps de trajet ainsi que les émissions de CO2 produites par différents modes de transport (vélos, à pied, taxi...) lors d'un trajet entre deux points donnés.

Celui de la "meilleure idée", c'est pour NosElus.be (une version est consultable en ligne). Ce service offre une meilleure visibilité sur l'activité des parlementaires. Il croise notamment les données relatives aux questions parlementaires posées dans des assemblées différentes (Wallonie, Fédéral...) sur des thèmes identiques.

Enfin, celui qui a rassemblé le plus de données publiques différentes: Création Parcours Magique – Namur. Cette application mobile pour les familles vise à offrir aux personnes qui visitent la ville de Namur un parcours ludique s'appuyant notamment sur les vielles cartes de la cité remontant à 1850.

 

Et la suite ?

Le travail de l'hackathon s'arrête là. Reste à voir si ces prototypes vont susciter des initiatives privées, voire publique. "Le projet sur la découverte de Namur a plu à la ville, qui va sans doute aller plus loin".

M. Huwart rappelle en outre que le but de cet Hackathon était aussi d'encourager les autorités publiques à mettre à disposition le plus de données possible, tant que celles-ci, bien entendu, n'atteignent pas à la vie privée des gens. Une mission en tout point réussie, et dont la finalité doit profiter au plus grand nombre: la simplification administrative.