A 26 ans et après seulement trois albums, la chanteuse américaine sera la plus jeune artiste à fouler la pelouse du Stade de France.
 
En comptant sa prestation de samedi, le stade aura accueilli 50 concerts depuis son ouverture en 1998. Au total, 3,5 millions de spectateurs y sont venus écouter Muse, Johnny Hallyday, Indochine ou encore U2.
 
Samedi, ils seront environ 75.000 "little monsters", le surnom donné par la diva à ses fans.
 
Le concert affichera donc quasiment complet (la capacité maximale pour sa scénographie est de 76.000 spectateurs), malgré une situation économique déprimée.
 
Rares sont les artistes à avoir réussi à remplir le Stade de France cette année, alors que plusieurs festivals ont affiché des reculs de fréquentation et que Solidarité Sida a récemment annoncé l'annulation de son concert-anniversaire à Bercy.
 
Lady Gaga n'a d'ailleurs pas totalement été épargnée par la morosité ambiante. Le concert qu'elle devait donner dans un stade de 56.000 places à Nice cet automne a été remplacé par deux soirées dans une salle de 9.000 places les 3 et 4 octobre.
 
La reine des excentricités -- dernière en date: se faire tatouer le crâne pour le lancement de son parfum -- promet du grand spectacle pour son concert de samedi.
 
Lady Gaga a lancé le 27 avril dernier à Séoul son "Born This Way Ball", une tournée "monstre" de plus de 100 dates avec laquelle elle va sillonner le monde jusqu'en mars prochain.
 
La scénographie -- bâtie autour d'un gigantesque château -- et la trame du concert sont dignes d'un roman d'anticipation.
 
La chanteuse y combat un régime totalitaire incarné par la voix de "Mother G.O.A.T." ("mère c.h.è.v.r.e."), donne naissance à son double, délivre des messages sur l'affirmation de soi, la lutte contre les discriminations et les diktats politiques.
 
Entre deux de ses tubes, elle y change une dizaine de fois de costumes, des tenues extravagantes comme sa célèbre robe en viande ou son soutien-gorge mitraillette et d'autres dessinées par Armani, Versace ou Moschino.
 
Samedi, Lady Gaga sera précédée sur scène par deux premières parties : sa complice de longue date la DJ Lady Starlight, et le groupe de glam-rock britannique The Darkness.