Chantal Gilbert est infirmière en soins continus. Chaque jour, elle côtoie la mort et contribue à la rendre plus douce. Un travail difficile qu’elle raconte avec beaucoup d’humanité. Ingrid Franssen l’a rencontrée.
Agir avec "de petits moyens"
Pour arriver à fournir un certain confort aux patients en fin de vie, Chantal agit avec ce qu’elle appelle de "petits moyens". Des petits moyens nécessaires car nombreux sont les malades qui ne peuvent s’offrir les médicaments qui soulageraient leur douleur. "Parfois c’est du matériel. Un coussin de confort, une petite glace pour mettre sur une douleur. Quelque chose pour neutraliser l’odeur car les petits-enfants vont rentrer et ça ne sent pas très bon", explique-t-elle. Mais parfois, des gestes encore plus simples peuvent apporter beaucoup. "Leur schéma corporel fait qu’ils ne savent plus bouger et donc, un regard, une caresse fait beaucoup de choses (sic)", dit-elle encore.
Pour faire son deuil avant de mourir
Grâce à tout cela, Chantal parvient à rendre un certain confort à ces personnes. Un confort qui va parfois jusqu’au bien-être. Ils peuvent alors se confier sur leurs appréhensions. "Ils racontent leurs émotions, leur tristesse, les deuils (de séparation) qu’ils ont à faire", raconte-t-elle.













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