Les internautes ont été près de 7.000 a participer au sondage publié sur RTL Info.be. Il était question de découvrir le sentiment que provoque Bart De Wever auprès des francophones. Pour 26% des internautes, il s'agit de la peur. Pour 37%, c'est la haine et le dégoût. Le président de la N-VA laisse 17% des internautes indifférents. Enfin, Bart De Wever donne confiance en l'avenir à 9% de nos lecteurs, et suscite la sympathie chez seulement 8% d'entre eux.

 

"Il ne faut pas confondre deux tendances"

L'animosité envers le personnage est donc bel et bien présente. Serait-elle dûe à une peur de l'inconnu? Sur le plateau de Controverse, Ivan De Vadder, journaliste politique à la VRT, la chaîne publique flamande, a tenu à définir cet homme tant redouté: "C’est un héritier du nationalisme flamand, de la Volksunie, comme on l’a connue dans les années 1970. Mais à Anvers, c’est le premier opposant au Vlaams Belang, donc il ne faut pas confondre les deux tendances".

 

Un deal entre De Wever et Di Rupo

Profondément antimonarchiste, c'est par le Roi que Bart De Wever a été désigné informateur. Sollicité par près de 30% des Flamands, il était incontournable. Et c'est avec Elio Di Rupo, président du PS, qu'il va devoir composer. Jean-Marc Nollet, Vice-président du Gouvernement wallon et de la Communauté française, pense qu'il y a eu un "deal" lors de leur récente rencontre: "[Bart De Wever] a dit: 'Je m’occupe de la composition du gouvernement flamand, et toi, Elio Di Rupo, tu t’occuperas de la composition du gouvernement côté francophone'".

 

"Des solutions pour le pays dans son ensemble"

Mais ce deal, Etienne Schouppe, Secrétaire d’Etat à la Mobilité sortant (CD&V), le voit plutôt comme une promesse de déterminer un projet commun: "Je trouve que politiquement, ils doivent essayer de trouver une base commune, qui peut être une base pour avoir un débat constructif entre les partis néerlandophones et francophones, qui eux, veulent des solutions pour le pays dans son ensemble. C’est au départ de cette philosophie-là qu’on devra agir et ne pas simplifier en se disant que Di Rupo et De Wever vont simplement se mettre ensemble et répartir les tâches," a-t-il déclaré.

 

Un gouvernement pour le 21 juillet?

Les invités présents sur le plateau semblaient être d’accord sur un point : Bart De Wever fait mine de vouloir agir rapidement. La date du 21 juillet est évoquée concernant la formation d’un nouveau gouvernement.