Notre-Dame-des-Landes: Collomb plébiscite la médiation

Notre-Dame-des-Landes: Collomb plébiscite la médiation
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb arrivant à l'Elysée pour participer au premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, le 18 mai 2017STEPHANE DE SAKUTIN
 
Transports

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a déclaré vendredi, vouloir travailler à la "médiation" avec l'ensemble des acteurs de l'épineux dossier de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, tout en mettant en garde contre une "certaine radicalisation".

"On va essayer de travailler sur la médiation et donc nous ne voulons pas de mesures qui soient des mesures brutales", a assuré le nouvel hôte de Beauvau, sur RTL.

Jeudi, le chef du gouvernement Edouard Philippe a promis une médiation avant une décision "claire" et "assumée" sur ce dossier. M. Collomb a dit souhaiter travailler "avec l'ensemble de la population, y compris des représentants de ceux qui occupent les lieux".

M. Collomb fait surtout référence aux "écologistes qui peuvent être plus modérés" auxquels le nouveau ministre en charge de l'environnement Nicolas Hulot "saura parler".

Opposées au projet qui prévoit le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération, vers Notre-Dame-des-Landes, à 20 km au nord de la ville, plusieurs centaines de personnes occupent une "ZAD" (Zone à défendre), et refusent de quitter le site.

"Je mets en garde contre une certaine radicalisation, il faut faire attention dans le langage de celles et ceux qui encadrent", a averti le ministre de l'Intérieur.

"Dans ma génération, on a connu, par exemple, les dérives qui ont pu avoir lieu en Allemagne et en Italie", a souligné M. Collomb, 69 ans, faisant référence aux actions violentes des Brigades Rouges ou de la Bande à Baader qui ont ensanglanté la péninsule italienne et la République fédérale d’Allemagne (RFA) dans les années 1970 et 1980.

"Il faut faire attention à ce que la violence du langage d'un certain nombre d'hommes et de femmes politiques ne finisse pas dans la violence des actes", a-t-il poursuivi.

"Il y a des mots dans le débat politique français du côté de l'extrême gauche et quelques fois de l'extrême droite, qui sont extrêmement violents et donc peuvent pousser les gens à la radicalisation. La radicalisation n'est pas simplement islamiste", a déclaré le ministre.

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