Le candidat à la présidentielle colombienne Antanas Mockus, l'un des deux favoris, a évoqué mercredi les points communs entre Nicolas Sarkozy, Silvio Berlusconi et Alvaro Uribe, évoquant leur "désinvolture", mais aussi leur tolérance à l'expression publique du "mépris".
"Je ne connais pas personnellement le président (français) Nicolas Sarkozy (...) il dégage une impression de désinvolture qui me plaît et qui est aussi présente chez (Alvaro) Uribe (le président sortant colombien, ndlr) et (le chef du gouvernement italien Silvio) Berlusconi", a-t-il déclaré en français au cours d'une rencontre avec la presse étrangère à Bogota. "Il y a une liberté face à l'expression de sentiments de mépris", a-t-il ajouté, alors que "normalement un dirigeant ne méprise jamais les gens ou ne le fait pas publiquement". Le candidat du Parti vert, qui a étudié au lycée français de Bogota et à l'université de Dijon en France, a estimé que les trois hommes avaient en commun une "tolérance à des gestes peu acceptables dans la vie publique", qui pouvait relever d'un certain "affaiblissement de la courtoisie". Il a toutefois présenté dans la foulée ses excuses pour ces propos, ajoutant qu'il "préférerait que l'on n'en parle pas" et surtout que cette "petite discussion" l'aide à "ne pas tomber dans le mépris" s'il devenait président. Antanas Mockus, candidat du Parti vert âgé de 58 ans et ex-maire de Bogota, est l'un des deux favoris à la présidentielle colombienne, dont le premier tour a lieu dimanche. (JDO)












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