Les premiers sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote créditent les libéraux du Premier ministre sortant Mark Rutte de 41 sièges de députés sur 150 (contre 31 en 2010), les travaillistes de Diederik Samsom de 40 sièges (30 en 2010), loin devant les socialistes (gauche "dure"), crédités de 15 sièges, comme en 2010. Si ces résultats devaient se confirmer, Mark Rutte serait le grand favori pour se succéder à lui-même et les Pays-Bas devraient continuer à s'aligner sur l'Allemagne en matière d'austérité budgétaire sur la scène européenne.
"Réaliser des économies est la bonne chose à faire"
Ces sondages devraient donner une idée plus précise de la composition de la prochaine chambre basse du parlement, les résultats définitifs devant être confirmés lundi par le Conseil électoral. Hasard du calendrier, la Cour constitutionnelle allemande a autorisé mercredi l'adoption par Berlin des derniers mécanismes de sauvetage de la zone euro, levant une incertitude majeure sur la gestion de la crise financière. "Ce résultat montre un très large soutien aux Pays-Bas pour la politique de Mark Rutte, cela montre que réaliser des économies est la bonne chose à faire", a déclaré à l'AFP le libéral Uri Rosenthal, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement sortant.
L'extrême droite se prend une gifle
Le parti d'extrême droite de Geert Wilders, europhobe et militant pour une sortie de la zone euro, enregistre un revers spectaculaire : il est crédité de 13 sièges, soit à peine un peu plus de la moitié des 24 obtenus aux législatives de 2010. "J'aurais préféré être devant vous avec de bonnes nouvelles", a réagi M. Wilders, accusant visiblement le coup, devant ses partisans à La Haye. "Ils doivent être en train de faire la fête à Bruxelles (...), et c'est dommage", a ajouté le député, également connu pour sa lutte contre ce qu'il appelle "l'islamisation des Pays-Bas". "Mais demain nous panserons nos blessures!", a-t-il poursuivi avant de conclure: "La lutte n'est pas finie".
Quid de l'austérité?
Du côté des travaillistes, le président du parti Hans Spekman a réagi: "On dirait que cela va être un résultat exceptionnel, on peut le sentir, on peut le sentir dans la rue". Malgré d'évidentes divergences d'opinion sur l'austérité, les analystes tiennent depuis plusieurs jours pour acquis que les libéraux s'allieront aux travaillistes, considérés comme plus proche de la position de la France, dont le président François Hollande prône une relance économique, pour former la colonne vertébrale d'une coalition gouvernementale de centre-droit.












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