Selon le chercheur néerlandais Ben Vollaard, le nombre de dégazages augmente fortement après le coucher du soleil. Le chercheur a établi ce constat sur base de données fournies par les appareils des garde-côtes néerlandais entre 1992 et 2011.

Le risque de se faire prendre pour dégazage illégal est très faible. Les garde-côtes ne peuvent en effet pas voir, dans l'obscurité depuis un avion, d'où provient précisément la nappe de pétrole. Et si un marin se fait attraper, l'amende est relativement faible, souligne Ben Vollaard.

 

Une balise pour tout changer

Si le problème est moins aigu depuis quelques années, il arrive encore que des pollutions aux hydrocarbures soient constatées sur des plages de la mer du Nord.

Ben Vollaard suggère d'augmenter les possibilités d'intervention la nuit en ayant, par exemple, recours à une balise spéciale pouvant recueillir des échantillons et pouvant être lancée depuis un avion. Cette balise pourrait ainsi être récupérée par un hélicoptère ou un bateau. Cette technique permettrait de disposer d'une preuve contre les auteurs du dégazage illégal.