Plus le candidat PS François Hollande "précise son programme, plus il se contredit" sur le nucléaire, en confirmant son objectif de réduire la part du nucléaire de 75% à 50% mais en proposant, pour le moment, de ne fermer que le centrale de Fessenheim, a estimé jeudi Greenpeace.

"Plus il précise son programme, plus il se contredit et s'éloigne de sa position de départ. Le projet qu'il propose ne permet pas cette réduction", a affirmé à l'AFP Karine Gavand, chargée des questions politiques à Greenpeace.

"Il y a une équation qui ne tient pas: il continue de s'engager de réduire de 25% la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici 2025, sauf que s'il s'engage à fermer une seule centrale pendant son mandat et à réouvrir le dossier en 2020-23, c'est impossible...", a-t-elle ajouté.

Dans son programme, dévoilé jeudi, le candidat socialiste réitère son engagement de réduction "à l'horizon 2025" et assure qu'il "fermera la centrale de Fessenheim et poursuivra l'achèvement du chantier de Flamanville (EPR)".

Dans un entretien au Dauphiné Libéré, il a précisé jeudi que la fermeture de la centrale de Fessenheim "sera(it) la seule dans mon quinquennat sauf si l'Autorité de sûreté nucléaire nous alerte sur un autre cas".

"Vers 2020-2023, des décisions devront être prises sur les centrales qui seront alors en fin de vie, la question se posera à ce moment-là", ajoute-t-il.

La fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations), pointe aussi des "divergences" avec le candidat du PS sur le nucléaire, notamment sur la question de l'EPR.

"On n'a pas besoin de l'électricité que va produire l'EPR, on produit suffisamment. Tout ce qu'on va produire, c'est pour l'étranger", a fait valoir Benoît Hartmann, porte-parole de FNE tout en saluant, par ailleurs quelques "bonnes orientations" sur l'efficacité énergétique.