Les deux journalistes tués à Homs, en Syrie, sont l'Américaine Marie Colvin et le photo-reporter français Rémi Ochlik, selon plusieurs ministres français qui s'exprimaient devant la presse à la sortie du Conseil des ministres.

En rendant compte des travaux du Conseil devant la presse, la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a confirmé les identités données un peu plus tôt devant les caméras par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

"Il y a eu 106 journalistes tués cette année, et là, une Américaine Mary Colvin et Rémi Ochlik, 28 ans, tué à Homs alors qu'il faisait son métier de reporter photographe. C'est absolument bouleversant", a déclaré M. Mitterrand.

"Le président de la République nous a fait la triste annonce, qui a l'air de se confirmer, de la mort de deux journalistes et notamment d'un journaliste français à Homs et il a demandé à la porte-parole du gouvernement de présenter les condoléances aux familles des deux journalistes", a dit de son côté Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie).

Valérie Pécresse a précisé que Nicolas Sarkozy avait réaffirmé devant le Conseil des ministres son attachement à la liberté de la presse et au fait que les journalistes puissent être "protégés" là où ils se rendent en mission.

Ces deux morts "viennent malheureusement alourdir un bilan, un deuil que nous avons déjà", a relevé NKM, faisant allusion à Gilles Jacquier, un grand reporter français tué le 11 janvier en Syrie.

Gilles Jacquier était le premier journaliste occidental tué dans ce pays en Syrie depuis le début de la révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad il y a un an.

Les deux journalistes tués "ont en plus été poursuivis alors qu'ils essayaient d'échapper aux bombardements", a précisé Frédéric Mitterrand.

Homs est l'épicentre de la contestation dans le centre de la Syrie.

La France souhaite connaître ce qui s'est passé exactement et qui constitue une "démonstration supplémentaire de la dégradation" de la situation en Syrie et d'une "répression qui est de plus en plus intolérable", a déclaré pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.