Le nouveau chef du gouvernement, qui a succédé mercredi à François Fillon, au lendemain de la passation de pouvoir Sarkozy-Hollande à l'Elysée, proposera des premières mesures, comme la baisse de 30% du salaire des membres du gouvernement. Cette mesure, promise par François Hollande lors de sa campagne par souci d'"exemplarité", fera l'objet d'un décret. Les membres du gouvernement se verront également imposer une "charte de déontologie pour que les ministres, dans l'exercice de leur fonction, ne mélangent pas les genres et qu'ils soient exemplaires", a expliqué M. Ayrault mercredi soir sur France 2.

La benjamine et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, 34 ans animera dans la foulée son premier compte-rendu du Conseil.

 

Diversité

Selon M. Ayrault, ce gouvernement "profondément renouvelé" est "déjà au travail". "C'est le changement que les Français voulaient", a ajouté le Premier ministre mercredi soir, relevant que la stricte parité (17 femmes, 17 hommes) de son équipe était "une première dans l'histoire de la république".

La diversité a aussi acquis une représentation inédite puisque quatre membres sont issus de l'immigration et trois de l'Outre-mer, soit 20% d'un ensemble de 34 ministres et ministres délégués.

 

Fabius grand vainqueur

L'un des grands vainqueurs de ce gouvernement, dont il devient le numéro deux, est l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, nommé ministre des Affaires étrangères. La présence en haut de l'affiche de M. Fabius tranche avec l'absence de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui briguait Matignon et a jugé que sa présence au gouvernement n'avait "pas de sens" dès lors que M. Ayrault avait été choisi.

Parmi les principaux ministres, la députée guyanaise Christiane Taubira décroche la Justice. Manuel Valls, qui fut directeur de la communication du candidat Hollande, obtient sans surprise l'Intérieur. Pierre Moscovici décroche Bercy et Jean-Yves Le Drian, un proche du nouveau président, la Défense.