L'ancien PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, a qualifié Jérôme Kerviel de "dissimulateur épouvantable", au début de son témoignage jeudi au procès en appel de l'ancien trader, jugé pour une perte de 4,9 milliards d'euros début 2008.

Lorsque la "fraude" de Jérôme Kerviel est découverte, en janvier 2008, "le monde s'écroule", a déclaré Daniel Bouton, 62 ans, dans ses premières déclarations à la cour d'appel.

Quand il apparaît que le trader avait pris pour 50 milliards d'euros de positions spéculatives, "le ciel nous tombe sur la tête", a-t-il poursuivi, racontant comment la banque s'était alors trouvée en danger de "mort".

Après onze ans à la tête de la Société Générale, dont il avait contribué à faire l'un des fleurons de la finance mondiale, Daniel Bouton avait quitté la banque fin avril 2009, après une série de scandales liés notamment aux rémunérations de ses dirigeants.

Il s'est présenté jeudi à la cour comme "consultant indépendant dans le domaine des services financiers".